Dernière mise à jour : 17 septembre 2026 · Rédaction Radar-Rencontres.be
Un profil de rencontre contient déjà, par nature, des informations personnelles. La question n’est pas de tout cacher, mais de savoir ce qu’il est raisonnable de partager, à quel moment, et ce qu’une plateforme fait réellement de vos données.
Vérifié le 30 août 2026. Nous ne publions ni prix ni nombre d’inscrits : ces chiffres changent vite et nous n’avons aucun moyen de les contrôler. Ce qui suit se vérifie, en revanche, en quelques minutes.
Ce qu’il vaut mieux ne jamais partager dans un profil public
Votre nom de famille complet, votre adresse exacte, votre lieu de travail précis, ou des informations qui permettent de vous géolocaliser facilement (photos avec plaque d’immatriculation visible, façade de domicile reconnaissable). Ces informations n’apportent rien à un profil de rencontre et représentent un risque inutile.
Vérifier la politique de confidentialité avant de s’inscrire
Une plateforme sérieuse explique clairement quelles données elle collecte, combien de temps elle les conserve, et si elle les partage avec des tiers. Cette information doit être accessible avant même la création d’un compte, pas seulement après inscription. Voir notre page reconnaître un site de rencontre fiable pour aller plus loin sur ce point.
Le droit à la suppression de vos données
Dans l’Union européenne, le RGPD vous donne le droit de demander la suppression de vos données personnelles. Vérifiez qu’une plateforme propose une procédure claire de suppression de compte — et pas seulement une désactivation temporaire qui conserve vos informations en arrière-plan.
Les permissions sur mobile
Sur une application, vérifiez les permissions demandées (localisation, contacts, photos) et limitez-les à ce qui est réellement nécessaire au fonctionnement du service. Notre page applications de rencontre sur mobile détaille ce point.
Pour les autres réflexes de sécurité, consultez notre page sécurité et arnaques.
Les trois droits que le RGPD vous donne, et comment les exercer
Une plateforme de rencontre traite des données particulièrement sensibles : préférences, localisation, messages, parfois orientation. Le règlement européen 2016/679 vous donne trois leviers concrets, opposables à n’importe quel exploitant qui s’adresse à des résidents belges, quel que soit son siège.
Savoir ce qu’ils ont — article 15
L’article 15 du RGPD vous donne le droit d’obtenir la confirmation que des données vous concernant sont traitées, l’accès à ces données, et une liste précise d’informations : les finalités du traitement, les catégories de données concernées, les destinataires, la durée de conservation envisagée.
C’est le point de départ. Tant que vous ne savez pas ce qui est stocké, demander l’effacement revient à viser dans le noir.
Faire effacer — article 17
L’article 17, le « droit à l’oubli », vous permet d’obtenir l’effacement « dans les meilleurs délais », notamment lorsque les données ne sont plus nécessaires au regard des finalités pour lesquelles elles ont été collectées.
Attention à une confusion fréquente : supprimer son compte et faire effacer ses données ne sont pas la même démarche. Beaucoup de plateformes désactivent le profil et conservent les données. La demande d’effacement se formule explicitement, auprès du responsable du traitement indiqué dans la politique de confidentialité.
S’opposer au profilage — article 21
L’article 21 vous permet de vous opposer à tout moment, pour des raisons tenant à votre situation particulière, à un traitement fondé sur l’intérêt légitime — y compris au profilage qui en découle. Sur une plateforme de rencontre, c’est le mécanisme qui alimente les suggestions et le ciblage publicitaire.
La procédure, dans l’ordre qui fonctionne
- Trouvez le responsable du traitement. Il figure dans la politique de confidentialité, avec une adresse de contact ou celle d’un délégué à la protection des données.
- Demandez d’abord l’accès (article 15). Par écrit, en conservant une copie datée de votre envoi.
- Puis l’effacement (article 17), en visant ce que la réponse a révélé.
- Conservez tout. Demande envoyée, accusé de réception, réponse. Ces trois pièces suffisent dans la quasi-totalité des cas.
- Sans réponse, l’Autorité de protection des données belge est l’interlocuteur compétent pour une plainte.
Ce qu’il vaut mieux régler avant de s’inscrire
Trois vérifications qui coûtent deux minutes et évitent l’essentiel des problèmes : la politique de confidentialité nomme-t-elle un responsable joignable ; indique-t-elle une durée de conservation ; et la suppression du compte est-elle décrite quelque part, ou seulement évoquée ? Une politique qui reste vague sur ces trois points l’est rarement par hasard.
